Les meilleurs logiciels de planning et de suivi des temps en 2026 : 13 outils comparés et leurs limites réelles
- Une équipe qui veut mesurer les heures passées et prévoir qui travaillera sur quoi a souvent besoin de deux outils. Productive, Clockify Pro et Furious réunissent le suivi des temps et le planning dans le même abonnement
- Les sociétés de services qui facturent au temps passé gagnent à choisir un outil qui relie les heures, la marge et la facture, plutôt qu’un simple chronomètre
- Le planning des équipes postées, avec badgeuse et préparation de la paie, se gère dans un logiciel de gestion des temps et des activités (GTA), choisi avec la DRH
Pour planifier le travail d’une équipe projet et mesurer le temps qu’elle y passe vraiment, une PME a le choix entre des chronomètres en ligne, des solutions françaises et belges qui relient les heures à la marge ou à la paie, et des logiciels de planification des ressources. Chaque famille répond à un besoin différent. Chacun des 13 outils comparés a sa fiche, avec le tarif relevé sur la page officielle, l’endroit où les données sont stockées, ce que l’outil fait bien et la limite sur laquelle les équipes butent en pratique. Le comparatif donne aussi les signaux qui indiquent qu’un module sur mesure, dans l’ERP ou l’outil métier de l’entreprise, devient plus rentable qu’un abonnement de plus.
Transparence : Lonestone est l’éditeur de cet article. L’agence développe des ERP et des outils métier sur mesure et ne revend aucun des 13 logiciels comparés ici. Lonestone reste donc hors du classement et apparaît seulement dans la partie consacrée au sur-mesure. Chaque fiche renvoie vers le site de l’outil et s’appuie sur les pages publiques de l’éditeur.
Les critères d’un bon logiciel de planning et de suivi des temps
Sept critères ont été appliqués de la même façon aux 13 outils.
- La saisie et l’imputation des temps : chronomètre, feuille de temps, rattachement à un projet, une tâche ou un client.
- Le planning de charge : affecter des personnes à des projets, voir qui est disponible la semaine prochaine, comparer le prévu au réalisé.
- Le lien avec l’argent : taux horaires, coût de revient, marge par projet, et facturation intégrée ou non.
- Les intégrations : une API publique et le palier à partir duquel elle s’ouvre, les connecteurs vers la comptabilité, le CRM et la paie.
- L’endroit où les données sont stockées, et si le client peut choisir la région.
- Le prix par utilisateur, avec les minimums de licences, l’engagement et les modules facturés à part.
- La limite principale, relevée dans les avis publics (G2, Capterra, et Trustpilot quand l’outil y est noté) ou dans la documentation de l’éditeur.
Les 13 outils se répartissent en trois familles qui répondent à des besoins différents, donc le classement n’a de sens qu’à l’intérieur de chaque famille. Dans chacune, les outils sont rangés par prix d’entrée payant, du moins cher au plus cher, et par ordre alphabétique à prix égal. Deux éditeurs ne publient pas de prix d’entrée au sens strict : Stafiz est rangé d’après le prix moyen qu’il annonce, et Lucca d’après le tarif qu’il affiche au-delà de 100 salariés. La numérotation reste continue pour faciliter la lecture.
Les tarifs ont été relevés le 21 septembre 2026 sur les pages officielles des éditeurs. Les montants viennent de la grille en euros quand l’éditeur en publie une, sinon de sa grille en dollars. Chaque fiche indique la devise. Les sources complémentaires sont les centres d’aide des éditeurs, leurs pages de conformité et les avis publics G2, Capterra et Trustpilot.
Tableau comparatif des 13 logiciels
| Outil | Éditeur, pays | Données stockées | Tarif d’entrée | Planning de charge | Facturation | Sa limite principale |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Clockify | CAKE.com, Serbie | Région au choix (UE, Royaume-Uni, États-Unis, Australie) sur les paliers hauts | Gratuit jusqu’à 5 utilisateurs, puis 3,99 $/u/mois | Oui, en Pro (7,99 $) | Oui, dès Standard | Interface chargée quand les projets se multiplient |
| Everhour | Everhour, lieu du siège non documenté | AWS, Oregon et Francfort | 8,50 $/u/mois, 5 sièges minimum | Oui | Oui | Rapports peu personnalisables |
| Harvest | Harvest (groupe Bending Spoons), États-Unis | États-Unis | 9 $/u/mois, plus des frais à l’usage | Produit séparé, Forecast (5 $/personne) | Oui | Tarification à l’usage difficile à anticiper |
| Toggl | Toggl, Estonie | AWS États-Unis et Google Cloud Irlande | Gratuit jusqu’à 3 utilisateurs, puis 9 $/u/mois | Avec Toggl 2.0, lancé en septembre 2026 | Oui, dès Starter | Rentabilité et validation des temps au palier Premium |
| Lucca Feuilles de temps | Lucca, France | France, chez OVH | 3 €/collaborateur/mois au-delà de 100 salariés | Non | Non | Outil RH de temps de travail, sans pilotage de projet |
| Gryzzly | Gryzzly, France | France, chez OVH et Scaleway | 10 € HT/u/mois (TIME) | Non | Non | Périmètre limité au temps et au budget |
| Stafiz | Stafiz, France | France (AWS) | Sur devis, environ 19 €/u/mois en moyenne | Oui, cœur du produit | Oui | Prix sur devis, sans paliers publiés |
| Teamleader Focus | Teamleader (groupe Visma), Belgique | Irlande (AWS Dublin) | 37,50 € HT/u/mois (SMART, annuel, 1re année) | En option payante | Oui | Planning et gestion de projet vendus en option |
| Furious | Furious, France | France (AWS) | 39 €/u/mois (Starter) | Oui | Oui | Prise en main longue, beaucoup de saisies |
| PlanningPME | Target Skills, France | OVH à Roubaix et AWS, ou installé chez le client | 4 €/ressource/mois, ou 490 € de licence définitive | Oui, cœur du produit | Non | Interface datée, sans suivi des temps |
| Float | Float, États-Unis | Google Cloud, région non précisée | 7 $/personne planifiée/mois | Oui, cœur du produit | Non | Suivi des temps seulement en Pro, sans facturation |
| Productive | Productive, Croatie | Union européenne (AWS) | 9,50 €/u/mois, 3 sièges minimum | Oui | Oui | Interface en anglais uniquement, rapports difficiles à configurer |
| Visual Planning | Stilog IST, France | SaaS ou installé chez le client | 11 €/u/mois (accès mobile), 48 € pour les planificateurs | Oui, cœur du produit | Non documenté | Mise en place longue, accompagnée par l’éditeur |
Les outils de time tracking pour équipes projet
Ces quatre outils sont construits autour du chronomètre. Un collaborateur lance un minuteur ou remplit sa feuille de temps de la semaine, puis rattache chaque heure à un client et à un projet. Le responsable en tire ensuite des rapports d’heures et de rentabilité. On les met en route en une journée. Leurs grilles sont affichées en dollars.
1. Clockify, le plan gratuit le plus large du comparatif

Clockify a été lancé en 2017 par CAKE.com, une société dont les équipes sont installées à Belgrade et qui édite aussi Pumble et Plaky. L’éditeur revendique plus de 7 millions d’utilisateurs. Ce succès vient surtout du plan gratuit, qui accepte jusqu’à cinq utilisateurs avec un suivi illimité, le chronomètre, la feuille de temps et les rapports.
Les paliers payants restent bas. En facturation annuelle, Basic coûte 3,99 $ par utilisateur et par mois et ajoute les taux facturables, Standard 5,49 $ avec la facturation et la validation des feuilles de temps, Pro 7,99 $ avec le planning, les prévisions, le coût de main-d’œuvre et la marge, Enterprise 11,99 $ avec le SSO et le journal d’audit. En mensuel, les mêmes paliers passent à 4,99, 6,99, 9,99 et 14,99 $. La version française du site garde des prix en dollars.
Clockify est le seul outil de sa famille qui laisse choisir la région de stockage, parmi l’Union européenne (Allemagne), le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie. Le centre d’aide réserve ce choix aux plans Pro et Enterprise, alors que la page de prix ne le mentionne qu’en Enterprise, un point à faire confirmer avant de signer. L’API est ouverte sur tous les plans, limitée à 30 requêtes par heure en gratuit contre 50 par seconde en payant. Sur Capterra et G2, les utilisateurs reprochent une interface qui s’encombre quand les projets se multiplient, des rapports limités et des bugs de synchronisation sur mobile. Le kiosque de pointage et le suivi GPS en font aussi une option pour les salariés payés à l’heure et les équipes de terrain.
2. Everhour, le chronomètre intégré aux outils de gestion de projet

Everhour a été lancé en 2015 et revendique plus de 10 000 équipes clientes. Everhour ajoute son chronomètre directement dans Asana, ClickUp, Jira, Linear, monday, Trello, Basecamp ou Notion, à côté de la tâche, donc l’équipe saisit son temps dans l’outil où elle travaille déjà.
Le plan gratuit accepte cinq sièges, sans aucune intégration, ce qui lui retire l’essentiel de son intérêt. Le plan Team coûte 8,50 $ par siège et par mois en annuel et 10 $ en mensuel, avec un minimum de cinq sièges facturés. Il inclut toutes les fonctions : budgets avec alertes à 75, 90 et 100 %, taux facturables, facturation avec export vers QuickBooks et Xero, planning de capacité, dépenses et congés. Une offre sur devis démarre à 50 sièges.
La page sécurité indique un hébergement sur AWS dans deux régions, l’Oregon aux États-Unis et Francfort en Allemagne, avec une réplication entre les deux. Le client ne choisit pas la région. Sur Capterra, l’outil obtient 4,7 sur 5 pour 432 avis. Les critiques portent sur des rapports peu personnalisables, une détection d’inactivité parfois défaillante et un minimum de cinq sièges qui pèse sur les toutes petites équipes. Everhour convient aux agences et aux équipes de 5 à 50 personnes qui vivent déjà dans un outil de gestion de projet et refusent d’en ouvrir un second pour saisir leurs heures.
3. Harvest, la référence historique de la facturation au temps passé

Harvest a été fondé à New York en 2006 et appartient depuis 2025 au groupe italien Bending Spoons. L’éditeur revendique plus de 70 000 entreprises clientes. Le produit relie depuis l’origine la feuille de temps à la facture : les heures saisies par projet deviennent une facture en quelques clics, avec paiement par Stripe et export vers QuickBooks ou Xero.
La grille démarre à 9 $ par siège et par mois en annuel (11 $ en mensuel) pour Teams, et à 14 $ (17,50 $ en mensuel) pour Enterprise, qui ajoute les rapports de rentabilité, la validation des feuilles de temps et le SSO. Le plan gratuit se limite à un siège et deux projets. Depuis le rachat, ces prix s’affichent « à partir de » : au-delà d’un quota, les projets, clients, tâches et factures actifs se facturent à l’usage, sans montant unitaire publié sur la page de prix. La presse spécialisée, dont Silicon UK fin août 2026, a rapporté des factures de renouvellement multipliées par plus de dix pour certains clients.
Le planning des ressources passe par un second produit, Harvest Forecast, facturé à part 5 $ par personne planifiée et par mois. Les données sont hébergées aux États-Unis, sans option européenne documentée, avec un accord de traitement RGPD disponible. L’API est ouverte sur tous les comptes. Harvest reste l’outil le plus éprouvé pour une agence ou un cabinet qui facture au temps passé, à condition de faire tourner le simulateur d’usage du compte avant de s’engager.
4. Toggl, le chronomètre le plus simple à faire adopter

Toggl est édité à Tallinn, en Estonie, depuis 2006, par une société autofinancée qui revendique plus d’un million d’utilisateurs. Le produit s’appelait Toggl Track jusqu’au 15 septembre 2026, date du lancement de Toggl 2.0, qui ajoute une couche d’analyse et de planning de capacité. L’ancienne application reste maintenue sans migration forcée. Toggl doit sa réputation à une saisie très rapide, sur le web, le bureau, le mobile et une extension de navigateur présente dans plus de 100 outils. L’éditeur refuse aussi toute surveillance : Toggl ne fait ni capture d’écran ni enregistrement des frappes.
Le plan gratuit accepte trois utilisateurs. Starter coûte 9 $ par utilisateur et par mois en annuel et 12 $ en mensuel, avec les taux facturables, la facturation et un calendrier des congés. Premium passe à 16 $ et 24 $, et débloque les coûts de main-d’œuvre, les rapports de rentabilité, les projets au forfait, la validation des feuilles de temps, le SSO et les intégrations Jira, Asana et Salesforce.
Les sous-traitants d’hébergement sont AWS aux États-Unis et Google Cloud en Irlande, sans région à choisir. Les avis G2 et Capterra relèvent des rapports et filtres avancés réservés aux paliers payants, des lenteurs de synchronisation entre appareils et une application mobile moins aboutie que la version web. La transition entre les deux générations de produit rend aussi l’offre moins lisible pendant quelques mois. Toggl convient aux agences, studios et équipes techniques qui veulent des données de temps fiables sans imposer un outil de contrôle.
Les solutions françaises et belges pensées pour les sociétés de services
Cette famille répond à une autre attente : relier les heures saisies à la marge de chaque mission et, pour Stafiz, Teamleader et Furious, à la facture et au CRM. Lucca, lui, part du temps de travail côté RH. Les quatre autres éditeurs ciblent explicitement les agences, les ESN, les cabinets de conseil et les bureaux d’études, avec le vocabulaire du métier (TJM, régie). Les cinq hébergent leurs données en France ou dans l’Union européenne.
5. Lucca Feuilles de temps, le temps de travail côté RH

Lucca est un éditeur parisien fondé en 2002, qui revendique plus d’un million d’utilisateurs et a levé 65 M€ en 2022. Son module de gestion des temps s’appelait Timmi Temps et porte désormais le nom de Lucca Feuilles de temps. Il enregistre le temps de travail par autodéclaration, badgeuse virtuelle ou badgeuse physique, contrôle les heures supplémentaires et les seuils légaux, fait valider les feuilles par le manager et exporte les éléments variables vers la paie. La saisie peut aussi se faire par activité ou par projet.
La page de prix affiche 3 € par collaborateur et par mois pour les entreprises de plus de 100 salariés, sans engagement, avec une facturation aux seuls utilisateurs actifs. Le montant pour les plus petites structures n’est pas publié. Le suivi de la rentabilité par projet passe par un module séparé, Lucca Projets, absent de la page de prix.
Lucca héberge ses données en France chez OVH et est certifié ISO 27001 depuis 2022. Son catalogue compte plus de 300 intégrations. Lucca Feuilles de temps est conçu pour répondre à l’obligation de contrôler le temps de travail et se branche sur la paie. Il laisse de côté le planning de charge, la facturation client et le CRM. Il convient aux PME et ETI déjà équipées de Lucca, dont la DRH ou la DAF veut une imputation simple par projet sans ajouter un fournisseur.
6. Gryzzly, la saisie des temps dans Slack et Teams

Gryzzly est une société lyonnaise fondée en 2018, qui a levé 1 M€ auprès de Kreaxi en 2022. L’éditeur annonce plus de 500 000 heures déclarées chaque mois et plus de 73 000 projets gérés. Gryzzly mise sur la messagerie de l’équipe : un chatbot relance chaque collaborateur dans Slack ou Microsoft Teams, où le collaborateur déclare son temps en quelques secondes sans ouvrir d’application. Un chronomètre et une validation des temps complètent l’ensemble.
La grille est publique et courte. TIME coûte 10 € HT par utilisateur et par mois en annuel et 12 € en mensuel. BUDGET passe à 15 € et 18 €, et ajoute les projets facturables au forfait ou en régie, les marges brute et nette, le TJM, le coût horaire, les frais et le multidevise. Une offre Enterprise sur devis démarre à 100 personnes. Aucun minimum d’utilisateurs n’est affiché. L’essai de 14 jours se fait sans carte bancaire.
Les données sont hébergées en France chez OVH et Scaleway. Gryzzly a une API documentée et une intégration Jira. L’outil produit aussi les justificatifs de temps pour le CIR, le CII et le statut JEI. Sur Capterra, Gryzzly obtient 4,9 sur 5 pour 18 avis, avec des critiques sur des rappels quotidiens pas toujours fiables et l’absence d’intégration RH pour les absences. Gryzzly s’arrête au temps et au budget, sans facturation ni planning de charge, ce qui en fait un bon choix pour une agence ou une startup qui veut suivre sa marge par projet sans changer ses autres outils.
7. Stafiz, le staffing des consultants au centre

Stafiz est un éditeur parisien, passé par l’incubateur HEC, qui revendique plus de 40 000 utilisateurs et plus de 350 sociétés de services clientes. Le produit est construit autour du staffing : affecter des consultants internes ou externes à des missions, suivre leur taux de charge et leurs disponibilités, puis relier ces affectations au temps saisi, aux marges et à la facturation. Stafiz couvre aussi l’avant-vente, le CRM, les frais, les congés, le recrutement et la sous-traitance.
Le prix se fixe sur devis. La page tarifaire indique un montant moyen de 19 € par utilisateur et par mois, avec des remises dégressives et un prix qui dépend des modules retenus, sans palier, minimum ni engagement publié.
Stafiz se connecte à une large gamme d’outils : Pennylane, Sage et Cegid pour la comptabilité, Lucca, Payfit, Silae et Nibelis pour la paie et les RH, Salesforce, HubSpot et Pipedrive pour le CRM, Power BI pour le reporting, avec une API REST documentée et la facturation électronique au format PEPPOL. Les données sont hébergées sur AWS et répliquées sur trois sites en France. L’éditeur affiche aussi une certification ISO 27001. Les dix avis Capterra, notés 5 sur 5 en moyenne, relèvent des graphiques perfectibles, l’absence de module comptable complet et une grille tarifaire peu lisible. Stafiz convient aux cabinets de conseil et aux ESN dont la rentabilité dépend du taux de staffing.
8. Teamleader Focus, le CRM et la facturation des petites agences

Teamleader est un éditeur belge fondé à Gand en 2012 et intégré au groupe norvégien Visma depuis 2022. Il revendique plus de 34 000 clients. Son produit principal, Teamleader Focus, réunit le CRM, les devis, le suivi du temps et la facturation, avec la facturation électronique. Une seconde offre, Orbit, vise les agences de 20 salariés et plus avec un planning de capacité, des budgets et un Gantt, sur devis.
Teamleader affiche les prix de Focus dans un calculateur, hors taxes et remises de première année comprises. Pour un utilisateur en facturation annuelle, SMART coûte 37,50 € par mois, GROW 49,50 € avec le calcul des marges et FLOW 67,50 € avec les congés. Ces montants incluent 25 % de remise sur la première facture, donc les mêmes forfaits reviennent à 50, 66 et 90 € par mois ensuite. En paiement trimestriel, ils passent à 45, 58,50 et 74,25 € la première année. Le deuxième utilisateur est offert, si bien qu’à deux le prix par personne tombe à 18,75, 24,75 et 33,75 €, et chaque utilisateur coûte moitié prix à partir du sixième. La gestion de projet et la planification se vendent en options, à 35 € par mois chacune, et les statistiques avancées à 25 €. Ces options se facturent une fois par compte d’entreprise, quel que soit le nombre d’utilisateurs.
Les données de Focus sont hébergées sur AWS à Dublin, celles d’Orbit sur Azure à Amsterdam, avec certains sous-traitants américains. Une API publique et une intégration Pennylane sont disponibles. Sur Capterra, l’outil obtient 4,2 sur 5 pour 45 avis, et 4,4 sur Trustpilot pour 272 avis, avec des critiques sur le support, des hausses de prix et une personnalisation limitée. Teamleader Focus convient aux TPE et PME de services de 1 à 20 personnes qui veulent le CRM, le temps et la facture dans un seul abonnement.
9. Furious, l’ERP complet des agences et des ESN

Furious est une société créée en 2019 à Montpellier, installée à Paris depuis 2024, qui revendique plus de 40 000 utilisateurs dans huit pays. L’éditeur vend son logiciel comme un ERP pour agences, ESN et cabinets de conseil. L’outil couvre le CRM et les devis, les projets, le staffing par compétences, les temps, les congés, les achats, la facturation, la trésorerie et la pré-comptabilité, avec une intégration Pennylane et un serveur MCP pour les agents IA.
La grille est publique. Starter coûte 39 € par utilisateur et par mois, avec une business unit, une entité juridique et cinq heures d’onboarding. Scale coûte 49 €, avec des business units illimitées, deux entités et dix heures d’onboarding. Enterprise se traite sur devis. Les conditions générales prévoient un engagement d’un an reconduit tacitement, avec un préavis de trois mois. L’API est plafonnée par utilisateur et par mois, à 100 requêtes et 5 webhooks en Starter, 500 requêtes et 30 webhooks en Scale.
Les conditions générales indiquent un hébergement chez AWS en France. Sur Capterra, Furious obtient 4,5 sur 5 pour 112 avis. Les critiques portent sur une prise en main longue et chargée en saisies, des lenteurs, une interface jugée complexe et un affichage mobile perfectible. Furious convient aux agences, ESN et cabinets qui veulent remplacer plusieurs outils par une seule base, et qui acceptent d’investir dans le paramétrage.
Les logiciels de planification des ressources
Ces quatre outils sont construits autour du planning. La question qu’ils traitent d’abord est « qui travaille sur quoi la semaine prochaine, et reste-t-il de la capacité », avant « combien d’heures ont été passées ». Deux d’entre eux, PlanningPME et Visual Planning, s’installent aussi sur les serveurs du client, ce qui les distingue du reste du comparatif.
10. PlanningPME, le planning partagé à licence définitive

PlanningPME est édité par Target Skills, une SARL installée à Courcouronnes, dans l’Essonne, depuis 2002. Le compteur de la page d’accueil annonce 6 051 clients dans 49 pays. L’outil planifie les personnes, le matériel, les projets, les clients et les absences, avec une vue de charge, un diagramme de Gantt, la gestion des compétences et des rapports.
PlanningPME se vend aussi en licence définitive, comme Visual Planning : la version installée coûte 490 € par licence, une fois, pour un nombre illimité de ressources, avec un contrat de support à part. Les versions web se facturent par ressource planifiée plutôt que par utilisateur, avec des utilisateurs illimités et un abonnement d’un an : Standard à 4 € par ressource et par mois avec l’API, Premium à 5 € avec les alertes par e-mail ou SMS et le SSO, Enterprise à 6 € avec la synchronisation Outlook, Google Agenda et Lucca. La page ne précise pas si ces montants s’entendent hors taxes. Un essai gratuit de 30 jours est proposé.
Le contrat SaaS nomme OVH à Roubaix et AWS comme hébergeurs. Les avis Capterra décrivent une interface datée et des lenteurs sur les grands plannings. La documentation ne mentionne aucun module de suivi des temps ni de facturation. PlanningPME convient aux PME qui veulent un planning partagé simple et peu coûteux, y compris pour des équipes d’intervention ou du matériel.
11. Float, le planning de ressources des agences créatives

Float a été fondé en 2011 dans une agence de publicité new-yorkaise, fonctionne aujourd’hui en équipe entièrement à distance, se finance sans capital-risque et est certifié B Corp depuis 2024. L’éditeur revendique plus de 4 500 sociétés de services et équipes de production clientes, dont Google, Atlassian et Ogilvy. Le produit est entièrement construit autour du planning : un calendrier d’équipe où l’on glisse des blocs de travail, la gestion des congés, le cadrage de projet et des suggestions de profils à affecter.
Les prix sont en dollars et comptés par personne planifiée, les invités non planifiés étant gratuits. Starter coûte 7 $ par mois en annuel et 8,50 $ en mensuel. Pro passe à 12 $ et 14 $, et ajoute le suivi des temps pour comparer le prévu au réalisé, des grilles de taux multidevises, l’estimation du coût d’un projet et des rapports avancés. Enterprise se traite sur devis à partir d’une centaine de sièges. Float propose un essai de 30 jours, sans plan gratuit.
L’API est ouverte dès Starter, avec des intégrations Google Agenda, Outlook, Slack, Jira, Asana, ClickUp et Basecamp. L’hébergement se fait sur Google Cloud, sans région précisée ni option européenne documentée. Les avis Capterra et G2 relèvent des rapports peu granulaires qui obligent à exporter, et l’absence de lien direct entre les rapports par personne et par projet. Float n’a pas de module de facturation. Il convient aux agences, studios et cabinets dont le problème principal est l’affectation des équipes plus que le pointage.
12. Productive, le planning, le temps et la rentabilité dans une plateforme

Productive a été créé en 2014 à Zagreb, en Croatie, par l’équipe d’une agence de design et de développement qui cherchait un outil pour se piloter elle-même. L’éditeur est autofinancé et revendique plus de 2 000 entreprises clientes. Le produit réunit le planning de ressources, le suivi des temps assisté par IA, les budgets, la rentabilité, les dépenses, les congés et la facturation, ce qui en fait l’outil le plus complet de sa famille pour une agence.
Depuis la France, la page de prix affiche des euros. Essential coûte 9,50 € par utilisateur et par mois en annuel et 11 € en mensuel, et inclut déjà le planning, le suivi des temps, les budgets, la rentabilité et l’API. Professional passe à 23 € et 27 €, et ajoute la validation des temps facturables, les grilles de taux, les compétences et les intégrations avec les logiciels de paie et de facturation. Ultimate, sur devis, ajoute les prévisions de chiffre d’affaires, les scénarios, le multi-filiales et les webhooks. Le minimum est de trois sièges, avec un essai gratuit de 14 jours.
L’hébergement se fait sur AWS dans l’Union européenne, sans pays publié. L’éditeur est aussi certifié SOC 2 Type II. Productive n’existe qu’en anglais. Les avis G2 et Capterra relèvent une courbe d’apprentissage, des rapports difficiles à configurer et quelques intégrations manquantes. L’outil convient aux agences, cabinets et ESN à l’aise en anglais qui facturent à l’heure ou au projet et veulent une seule base pour le planning et la marge.
13. Visual Planning, la planification complexe des grandes organisations

Visual Planning est édité par Stilog IST, société française fondée en 1991, basée à Nanterre avec son équipe de développement à La Ciotat, et membre d’ICE Groupe depuis 2014. Le site français annonce plus de 2 500 organisations clientes, parmi lesquelles SNCF Réseau et le ministère des Armées. L’outil planifie les ressources, la charge, les projets, les chantiers et les interventions sur le terrain, avec des tableaux Kanban et une API REST.
Visual Planning se vend de trois façons, avec des prix indicatifs par licence nominative. En SaaS facturé à l’année, l’accès planificateur coûte 48 € par personne et par mois, l’accès web 35 € et l’accès mobile 11 €. En souscription avec installation sur les serveurs du client, les mêmes accès coûtent 480 €, 336 € et 132 € par an. En licence définitive, ils coûtent 1 100 €, 790 € et 270 €, plus 15 % de maintenance annuelle. La mise en place passe toujours par les consultants de l’éditeur, sur devis.
Le SaaS existe en serveurs mutualisés ou dédiés. Avec la version installée, le client choisit l’endroit exact des données. Les avis Capterra mentionnent une courbe d’apprentissage raide, une mise en place longue, peu d’intégrations tierces et des lenteurs quand les contraintes se multiplient. Le suivi des temps et la facturation ne sont pas documentés comme des fonctions natives. Visual Planning convient aux ETI, grands comptes et organismes publics dont le planning mêle personnes, matériel, sites et contraintes métier.
Le planning des équipes postées se gère dans un logiciel de GTA
Des responsables de magasins, de restaurants, d’établissements de santé ou d’ateliers cherchent aussi un logiciel de planning, pour construire les roulements d’équipes, faire pointer les salariés et préparer la paie. Leur besoin est différent : des plannings par créneaux horaires, une badgeuse, le respect du droit du travail et un export vers le logiciel de paie. Les 13 outils comparés n’ont pas été conçus pour ce cas.
Quatre éditeurs français dominent ce marché de la gestion des temps et des activités (GTA). Skello vise la restauration, le commerce, les pharmacies et l’industrie, avec des offres Planning et Pointeuse à partir de 79 € et 59 € par mois. Combo, anciennement Snapshift, vise les mêmes secteurs avec une facturation par établissement, à partir de 60 € par mois. Kelio, du groupe Bodet à Cholet, et Octime, installé à Biron dans les Pyrénées-Atlantiques, équipent des ETI et des organismes publics avec une suite complète de temps, badges et paie, sur devis. Ces outils se choisissent avec la DRH, sur des critères de conformité et de lien avec la paie.
Harvest, Toggl ou Clockify : lequel choisir selon la taille de l’équipe
Ces trois outils sont souvent mis en balance. Le choix dépend surtout de la taille de l’équipe et de la façon de facturer.
Une équipe de moins de cinq personnes commence par Clockify, dont le plan gratuit couvre cinq utilisateurs sans limite de suivi, ou par Toggl, gratuit jusqu’à trois. Harvest n’offre qu’un siège en gratuit, donc il n’a de sens à cette taille que pour un freelance qui facture directement depuis l’outil.
Une équipe de 5 à 30 personnes qui facture au temps passé compare Harvest et Toggl. Harvest relie la feuille de temps à la facture depuis 2006, mais ses frais à l’usage demandent une simulation sur les volumes réels de projets et de factures avant de signer. Toggl a une grille plus prévisible et une saisie plus rapide à faire adopter, et met la rentabilité au palier Premium, à 16 $ par utilisateur. Clockify Pro, à 7,99 $, couvre aussi la marge et le planning pour moitié moins cher, avec une interface moins soignée.
Une équipe qui doit garder ses données dans l’Union européenne a une seule option dans ce trio, Clockify, sur ses paliers hauts. Une équipe qui a aussi besoin de planifier la charge ajoute Forecast à Harvest, passe à Toggl 2.0 ou prend Clockify Pro. Productive et Float partent au contraire du planning et ajoutent le suivi des temps, dès Essential chez Productive et en Pro chez Float.
Comment choisir : quel logiciel pour quelle entreprise
Une agence ou un studio de moins de 20 personnes qui veut d’abord savoir où part le temps prend un chronomètre, Clockify, Toggl ou Everhour si l’équipe vit déjà dans Asana ou Jira. Gryzzly joue le même rôle pour une équipe qui préfère déclarer son temps dans Slack ou Teams, avec un hébergement en France.
Une TPE de services qui veut le CRM, le temps et la facture dans le même outil regarde Teamleader Focus, en budgétant les options de planification et de gestion de projet.
Un cabinet de conseil, une ESN ou une agence de 20 à 200 personnes dont la marge dépend du taux de staffing arbitre entre Stafiz, Furious et Productive. Stafiz part du staffing et s’intègre le plus largement au reste du système d’information. Furious remplace le plus d’outils à la fois. Productive a la grille publique la plus basse pour un périmètre comparable, avec une interface disponible seulement en anglais.
Une PME qui doit planifier des personnes et du matériel, parfois sur des sites différents, choisit PlanningPME pour un besoin simple ou Visual Planning pour un planning à fortes contraintes, en version installée si les données doivent rester sur ses serveurs.
Une PME ou une ETI qui cherche d’abord à contrôler le temps de travail et à alimenter la paie prend Lucca Feuilles de temps si elle est déjà cliente de Lucca, ou un outil de GTA pour des équipes postées.
Trois questions suffisent à trancher dans la plupart des cas. Le problème principal est-il de mesurer le temps passé, ou de prévoir qui travaillera sur quoi ? Les heures doivent-elles finir sur une facture, et par quel logiciel ? Combien de personnes saisiront réellement dans l’outil, puisque la plupart des abonnements se facturent selon ce nombre ?
Quand un outil du marché suffit largement
Pour la majorité des PME, un logiciel du marché fait le travail et le fait bien. Saisir des heures sur des projets, suivre un budget, planifier des personnes sur des semaines et sortir un rapport de rentabilité sont des besoins bien couverts par les outils de ce comparatif. Un abonnement est alors le choix le plus rentable, avec une mise en route qui se compte en jours.
L’abonnement s’impose quand trois conditions sont réunies. Les règles d’imputation ressemblent à celles des autres entreprises du secteur : un projet, des tâches, un taux horaire. Le temps n’a pas besoin de circuler en continu vers un autre logiciel interne, au-delà d’un export vers la comptabilité ou la paie que l’outil sait déjà faire. L’équipe reste d’une taille où la facture annuelle des licences pèse peu face au budget d’un développement.
Dans ce cas, il suffit de tester deux des treize outils pendant leur période d’essai avec de vrais projets, puis de garder celui qui convient.
Les signaux qui justifient un module sur mesure dans l’ERP ou l’outil métier
Le passage au sur-mesure se décide rarement sur un seul signal. La question se pose quand plusieurs des signaux suivants apparaissent en même temps. Tous touchent au temps passé, qui est souvent la donnée centrale d’une société de services.
- Les mêmes données sont saisies plusieurs fois. Les heures sont dans l’outil de temps, les projets dans un outil de gestion de projet, les factures dans le logiciel de facturation. Chaque fin de mois, quelqu’un recopie ou réconcilie les trois. Une donnée saisie trois fois finit presque toujours par diverger. La marge calculée ne correspond alors plus à celle que voit la comptabilité.
- Les règles d’imputation sont propres au métier. Un bureau d’études impute par phase réglementaire, une entreprise du BTP rattache les heures à un chantier, un lot et un sous-traitant, un cabinet applique des taux différents selon le client et le type d’acte. Ces règles sortent du modèle « projet, tâche, taux horaire » que partagent les treize outils.
- Le planning dépend de la production. Quand l’affectation des personnes découle des commandes, des ordres de fabrication ou de l’avancement des chantiers, un outil de planning séparé oblige à ressaisir ce qui est déjà dans l’ERP.
- La facture des licences grimpe avec l’effectif. Une société de services de 60 personnes qui cumule un outil de temps, un outil de planning et un CRM paie facilement 20 à 50 € par utilisateur et par mois, soit 14 400 à 36 000 € par an en licences seules, avant les options et la mise en route. À ce niveau, et quand le reste du système d’information doit de toute façon évoluer, un développement mérite d’être chiffré en face.
- Personne ne sait donner la marge réelle d’un client sur l’année sans croiser à la main les chiffres de plusieurs outils.
Dans ces situations, le temps passé gagne à devenir un module de l’ERP sur mesure ou de l’outil métier existant, branché sur les mêmes données que les projets, la production et la facturation. Lonestone développe ce type d’outil à Nantes depuis 2014, avec plus de 200 clients en 12 ans et des ingénieurs qui ont pour la plupart entre 10 et 25 ans d’expérience. L’agence a par exemple livré en 2022 à Salto, la plateforme de streaming alors commune à TF1, M6 et France Télévisions, un outil de pilotage de l’acquisition de contenus audiovisuels, partagé par des équipes qui travaillaient en silos et ressaisissaient les mêmes données d’un fichier à l’autre. Un premier outil fonctionnel se livre en 2 à 4 semaines, puis s’enrichit par sprints de deux semaines. Le code, en TypeScript documenté et testé, appartient au client, qui l’héberge sur son infrastructure. Lonestone publie sa méthode pour estimer ce type de projet et détaille son approche du développement d’outil métier.
Cette voie a ses contreparties, comme chacun des treize outils. Elle demande une phase de cadrage et du temps aux équipes métier pour décrire leurs règles, là où un abonnement s’ouvre le jour même. Elle suppose quelqu’un côté client pour faire évoluer l’outil après la livraison, et un budget d’hébergement et de maintenance qui remplace celui des licences. Et elle perd son intérêt quand les règles d’imputation ressemblent à celles du reste du secteur. Dans ce cas, un des treize outils reste le meilleur choix. Un outil no-code ou low-code peut aussi relier deux de ces logiciels, avec des plafonds bien documentés dans le cas d’Airtable.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur logiciel de gestion des temps ?
Le meilleur logiciel de gestion des temps dépend de ce que l’entreprise fait des heures saisies. Pour mesurer le temps passé par projet et facturer au temps, Harvest, Toggl et Clockify sont les références internationales. Clockify est gratuit jusqu’à cinq utilisateurs. Pour une société de services qui veut relier les heures à la marge, Gryzzly, Stafiz, Teamleader et Furious sont des solutions françaises ou belges hébergées dans l’Union européenne. Stafiz, Teamleader et Furious gèrent aussi la facturation. Pour le contrôle du temps de travail et la paie, Lucca Feuilles de temps couvre le besoin côté RH, à 3 € par collaborateur et par mois au-delà de 100 salariés.
Quel est le meilleur logiciel de planification gratuit ?
Parmi les outils de ce comparatif, Clockify propose le plan gratuit le plus large pour le suivi des temps, avec cinq utilisateurs et un suivi illimité, mais son module de planning est réservé au palier Pro, à 7,99 $ par utilisateur et par mois. Toggl est gratuit jusqu’à trois utilisateurs et Everhour jusqu’à cinq, sans intégration. Les logiciels de planification des ressources Float, Productive, Visual Planning et PlanningPME ne publient pas de plan gratuit permanent. Float et PlanningPME proposent 30 jours d’essai, Productive 14 jours. PlanningPME existe aussi en licence définitive à 490 €, payée une fois.
Quel logiciel pour faire un planning ?
Le choix dépend du type de planning. Pour affecter des collaborateurs à des projets et suivre leur charge, Float, Productive et Stafiz sont conçus pour les agences et les cabinets de conseil. Pour planifier des personnes, du matériel et des interventions dans une PME, PlanningPME et Visual Planning sont des logiciels français qui existent aussi en version installée sur les serveurs du client. Pour les roulements d’équipes postées en magasin, en restauration ou en établissement de santé, Skello, Combo, Kelio et Octime gèrent le planning avec la badgeuse et la préparation de la paie.
Quelle application pour compter ses heures de travail ?
Pour un indépendant ou une petite équipe, Clockify et Toggl proposent des applications mobiles, web et bureau gratuites avec un chronomètre et une feuille de temps. Avec Gryzzly, les heures se déclarent directement dans Slack ou Microsoft Teams. Pour un salarié dont l’employeur doit contrôler le temps de travail, l’application est choisie par l’entreprise, souvent un outil RH comme Lucca Feuilles de temps ou une badgeuse virtuelle d’un logiciel de GTA.
Combien coûte un logiciel de suivi des temps ?
Les tarifs relevés en septembre 2026 vont de la gratuité à environ 70 € par utilisateur et par mois. En facturation annuelle, les chronomètres coûtent de 3,99 $ à 16 $ par utilisateur (Clockify, Everhour, Harvest, Toggl), avec des frais à l’usage chez Harvest depuis 2025. Les solutions françaises et belges pour sociétés de services vont de 3 € (Lucca, au-delà de 100 salariés) à 67,50 € HT (Teamleader Focus FLOW, pour un utilisateur la première année), Stafiz annonçant une moyenne de 19 € sur devis. Trois conditions accompagnent souvent le prix affiché : un minimum de sièges, un engagement d’un an et des modules de planning ou de gestion de projet vendus à part.
Existe-t-il des logiciels de gestion des temps hébergés en France ?
Oui. Lucca héberge ses données en France chez OVH, Gryzzly chez OVH et Scaleway, Furious et Stafiz sur AWS en France. PlanningPME nomme OVH à Roubaix et AWS comme hébergeurs. Productive annonce un hébergement dans l’Union européenne sans préciser le pays, et Teamleader Focus en Irlande. Parmi les outils américains ou internationaux, seul Clockify laisse choisir une région européenne, sur ses paliers les plus élevés. PlanningPME et Visual Planning peuvent aussi s’installer sur les serveurs du client.
Faut-il un module de temps passé dans son ERP ?
Un module de temps passé dans l’ERP devient utile quand les heures doivent circuler sans ressaisie vers les projets, la production, la facturation et la comptabilité, ou quand les règles d’imputation sont propres au métier (phases, chantiers, lots, taux par client). Tant que ces règles restent standard, un outil du marché relié à la comptabilité par un export suffit. Un ERP sur mesure intègre le temps passé comme une donnée de la base commune, ce qui donne la marge réelle par projet sans rapprochement manuel. Cette voie demande en contrepartie une phase de cadrage avec les équipes métier et une personne côté client pour faire évoluer l’outil. Lonestone propose un échange, des conseils et un devis gratuits pour faire ce diagnostic.
Quelle est la différence entre un logiciel de gestion des temps et un logiciel de planning ?
Un logiciel de gestion des temps enregistre le temps réellement passé, par projet, tâche ou client, pour mesurer la rentabilité, facturer ou contrôler le temps de travail. Un logiciel de planning prévoit le travail à venir, en affectant des personnes ou du matériel à des projets et en vérifiant la capacité disponible. Productive, Clockify Pro, Stafiz et Furious font les deux et comparent le prévu au réalisé. D’autres restent centrés sur une seule fonction, comme Gryzzly pour le temps ou PlanningPME pour le planning.
Pour résumer
Les treize logiciels comparés répondent à trois besoins différents. Aucun n’est le meilleur sur tous les critères. Clockify, Everhour, Harvest et Toggl mesurent le temps passé et le transforment en rapports ou en factures, pour quelques dollars par utilisateur. Lucca suit le temps de travail côté RH, tandis que Gryzzly, Stafiz, Teamleader et Furious relient le temps à la marge des missions, avec un hébergement en France ou dans l’Union européenne. PlanningPME, Float, Productive et Visual Planning servent d’abord à prévoir la charge. Pour les équipes postées, la DRH choisit un outil de GTA, une quatrième famille de logiciels.
Avant de signer, il reste à savoir si le problème principal est de mesurer ou de prévoir, où les heures doivent finir, et combien de personnes saisiront réellement dans l’outil. Quand le temps passé doit circuler sans ressaisie entre les projets, la production et la facturation, l’intégrer à un ERP sur mesure mérite d’être chiffré, en comptant le cadrage et la maintenance face aux licences. Avant de chiffrer, regardez ce que couvre un logiciel ERP. Le même raisonnement s’applique au choix d’un CRM pour PME. Lonestone propose un échange, des conseils et un devis gratuits pour trancher entre un abonnement et un développement sur mesure.